Dieudonné condamné à 22.500 euros d’amende pour propos antisémites

Dieudonné a écopé ce jeudi de 22.500 euros d’amende sous peine d’emprisonnement pour des propos qu’il avait tenus contre le journaliste Patrick Cohen, dans son spectacle « Le Mur ». La veille déjà, l’humoriste polémique avait été condamné pour apologie du terrorisme dans une autre affaire.

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Deux procès en deux jours, et deux condamnations. L’humoriste polémique Dieudonné commence à être un habitué des palais de justice. Alors que mercredi, il avait écopé de deux mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme », il a à nouveau été condamné par le tribunal correctionnel ce jeudi, cette fois-ci pour « propos antisémites ». Il devra s’acquitter d’une amende de 22.500 euros, sous peine d’emprisonnement. Ce qui signifie que s’il ne paie pas, il se retrouvera derrière les barreaux.

Dieudonné a été condamné pour deux faits précis, relatifs à son spectacle, « Le Mur »,interdit l’année dernière. Le premier, était relatif à des propos visant le journaliste Patrick Cohen. « Tu vois, lui, si le vent tourne, je ne suis pas sûr qu’il ait le temps de faire sa valise. Quand je l’entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz… dommage », avait-il lancé sur scène. Des propos qui avaient déclenché l’année dernière le processus d’interdiction de son spectacle.

Condamné pour « Shoah nanas »

À la barre, Dieudonné avait expliqué ses dires par un « contexte général » de polémique l’opposant au journaliste (qui n’était pas partie civile), qui l’avait rangé dans la catégorie « des cerveaux malades » pour justifier son refus de l’inviter, insulte raciste, selon lui. Le deuxième fait concernait d’autres propos issus du même spectacle: « Je n’ai pas à prendre parti entre les Juifs et les nazis. Je n’étais pas né, je ne sais pas qui a provoqué qui, qui a volé qui… Mais j’ai ma petite idée », ainsi que la chanson « Shoah nanas », une parodie d’Annie Cordy, qui a connu un petit succès l’année dernière encore.

Mercredi, c’est pour avoir écrit, au lendemain des attentats de Paris, « Je me sens Charlie Coulibaly » sur sa page Facebook, qu’il avait été condamné. Le tribunal correctionnel de Paris a jugé qu’il s’agissait d’une « apologie du terrorisme ».

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