HAUSSE DES SALAIRES: L’UMT LANCE UN ULTIMATUM À BENKIRANE

L’Union marocaine du travail (UMT), un des principaux syndicats du royaume, vient de lancer un ultimatum au Chef de gouvernement. Celui-ci dispose d’un délai d’une semaine pour répondre à la principale revendication de la Centrale syndicale qui veut une hausse rapide des salaires.

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La hausse des salaires: une requête qui figure en tête du cahier revendicatif que la Centrale syndicale a remis au gouvernement lors du dernier round du dialogue social, rapporte Al Massae dans son édition de ce vendredi 20 mars, en citant l’un de ses dirigeants. L’UMT s’attache fermement à cette revendication, en prenant à témoin les ministres de la Fonction publique, Mohamed Moubdie, et le ministre de l’Emploi, Abdessalam Seddiki, qui lui auraient promis récemment « de rouvrir à un moment donné le dialogue sur cette question ». Une promesse pour le moins vague, au vu du libellé, mais que l’UMT entend bien voir aboutir.

Youssef Alakouch, membre du secrétariat permanent de l’UMT, dans une déclaration au journal, a invité le gouvernement à fournir une réponse « claire » et « précise » au sujet des engagements pris en avril 2011 lors du dialogue social avec l’ensemble des syndicats et le patronat. Le syndicaliste a notamment plaidé pour les cas des fonctionnaires classés hors échelle et la question de la revalorisation des indemnités accordées au personnel administratif exerçant dans le monde rural. « Ces dossiers remontent à 2008 », déplore le dirigeant syndicaliste qui se déclare catégoriquement opposé à la proposition du gouvernement de joindre « les indemnités de fonction à celles de la résidence pour régler ce problème ». Et d’ajouter que « Les arriérés des indemnités de fonction se chiffrent, de 2009 à aujourd’hui, à quelque 700 millions de dirhams ».

Le responsable syndical accuse le gouvernement de tergiverser en se plaçant du côté du patronat pour lequel l’Exécutif cherche à éviter une aggravation de la masse salariale et des impôts, selon un responsable de l’UMT. « Mais pour ce qui est des salariés et des fonctionnaires, regrette-t-il, le gouvernement prétend que sa marge est très limitée en raison des charges financières que lui coûterait une hausse des salaires ».

D’après l’UMT, « la position et l’entêtement du gouvernement ont permis au patronat de botter en touche », car, précise-t-il, « le dossier épineux des salaires relève plus de la responsabilité de l’Exécutif et des syndicats ». L’UMT recommande ainsi au gouvernement de préserver la paix sociale et « d’éviter d’endosser le rôle d’un aimant s’attirant la sympathie du patronat et des capitaux ». « La participation de notre syndicat aux travaux liés aux secteurs privé et public est une occasion pour jauger du degré de sérieux et de crédibilité du gouvernement quant au règlement de ces problèmes », a averti le dirigeant syndical, appelant l’Exécutif à éviter les « manoeuvres ».

L’UMT a par ailleurs rappelé que la question de la réforme de la Caisse marocaine de retraite (CMR, public) constitue de même l’une de ses principales préoccupations. Une préoccupation à laquelle le gouvernement est appelé à trouver une issue consensuelle. Interrogée par Le360, une source gouvernementale a indiqué que la hausse des salaires « ne figure pas pour le moment en tête de l’agenda du dialogue social. Le dossier reste toutefois ouvert ».

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