L’Etat islamique aux portes de Damas

Ces derniers jours, les attaques menées par l’Etat islamique (EI) dans le centre de la Syrie, dans les provinces de Hama et de Homs, retenaient l’attention.

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Mais c’est désormais aux portes de Damas que les djihadistes, qui contrôlent Rakka, dans l’est du pays, auraient fait irruption, mercredi 1er avril. Selon des sources palestiniennes, l’EI s’est emparé d’une vaste partie du camp palestinien de Yarmouk. Situé à huit kilomètres au sud de Damas, il constitue un verrou vers la capitale. Jamais les djihadistes n’avaient été aussi proches du siège du pouvoir.

De violents combats avec des factions palestiniennes, notamment proches du mouvement islamiste palestinien Hamas, se poursuivaient dans le camp jeudi matin. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), l’armée syrienne a également bombardé Yarmouk. Selon des sources de presse citées par le quotidien libanais Daily Star, l’EI a donné l’assaut après la tentative d’arrestation de plusieurs de ses miliciens, suspectés d’avoir assassiné un leader du Hamas. L’OSDH affirme que l’Etat islamique a pénétré dans Yarmouk à partir de la localité voisine de Hajar Al-Aswad.

Pris au piège et affamés

Porte-parole de l’UNRWA, l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens, Chris Gunness alerte sur le « danger de mort (…) et de déplacement » qui pèse sur les 18 000 civils palestiniens encore présents dans le camp. Yarmouk, avant le début de la révolte contre M. Assad en 2011, abritait près de 150 000 Palestiniens.

Depuis 2012, le camp a versé un lourd tribut à la guerre. Un célèbre cliché, publié en 2014, témoignait de l’insoutenable calvaire vécu par les civils : on y voyait des milliers de réfugiés serrés les uns contre les autres entre des immeubles dévastés, dans l’attente de recevoir une aide alimentaire. La photo avait été prise lors de l’une des rares distributions organisées par l’UNRWA autorisées par le régime qui impose un siège sans merci au camp de Yarmouk depuis 2013, au motif d’étouffer les rebelles présents dans le camp. Mais ce sont les civils, pris au piège et affamés, qui paient le prix fort.

Dans le sud de la Syrie, une alliance de rebelles islamistes et modérés s’est emparée mercredi de Nasib, dernier poste-frontière entre la Jordanie et la Syrie resté sous le contrôle de Damas.

 

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