Nestlé continue à voler l’eau de la planète en pleine sécheresse

En Californie comme dans d’autres régions du monde, Nestlé draine les nappes aquifères pour en retirer des quantités d’eau gigantesques que la multinationale revend ensuite aux citoyens via des dizaines de marques différentes, réalisant au passage un profit non négligeable.

nestle-642x402

Rien que dans la ville de Sacramento, Nestlé draine chaque année plus de 300 millions de litres d’eau. Est-ce un hasard si Sacramento subit sa quatrième année de sécheresse consécutive ? Bien entendu. Sinon, Nestlé cesserait immédiatement de lui voler son eau et de la revendre aux citoyens assoiffés, réalisant de facto un bénéfice important. D’ailleurs, Nestlé figure parmi les marques qu’il convient de boycotter si on défend, entre autres, la cause palestinienne face à l’oppression, aux crimes et aux vols de terre de l’entité luminophile. Une entreprise modèle, en somme.

Le 17 mars, une conférence de presse s’est donc tenue à la mairie de Sacramento. Des militants ont notamment fait part de leur colère concernant ce vol de ressources naturelles censées être un droit fondamental de tout Homme.

Après avoir fourni les données nécessaires à une équipe de singes en rut (sur lesquels nous menons secrètement des expériences destinées à les convaincre de ne pas glisser des Quenelles en présence de Manuel Valls afin qu’il ne sombre pas définitivement dans un état végétatif à la suite de la crise d’apoplexie probable dont il serait victime), il s’avère que pour chaque mètre cube d’eau extrait du sol californien, Nestlé paie 36 centimes d’euro.

Soit 0,00036 € par litre d’eau

Sachant que Nestlé revend en moyenne cette eau à 0,33 € par litre, et que l’eau de ville est en moyenne 47 fois moins chère, la rédaction de Quenel+ est en mesure d’affirmer catégoriquement que Nestlé est une sorte d’alchimiste qui transforme l’eau en testicules d’or et le malheur de la plèbe en argent sonnant et trébuchant.

Quant à savoir si les brillants esprits de chez Nestlé seront en mesure de transformer leur argent en eau et la colère du peuple en douces caresses de plumes, c’est une autre histoire.

La Crunch-Nestlé Alliance, une coalition de militants engagés pour l’environnement, d’Indiens d’Amérique et autres citoyens inquiets, ne décolère pas : 

Nestlé ne paie que 65 centimes tous les 1 800 litres d’eau pompés du sol, soit la consommation moyenne d’un foyer résidentiel. Mais Nestlé s’empare de cette eau locale pour la revendre aux habitants de Sacramento et faire des bénéfices. Nestlé fait donc usage d’une quantité d’eau virtuellement infinie (près de 300 millions de litres provenant des nappes aquifères locales) tandis que les citoyens de Sacramento et d’autres villes de Californie ne consomment que 7 à 10 % des eaux de l’État de Californie, et subissent de surcroît des privations et des restrictions importantes.

La coalition Crunch-Nestlé Alliance

Selon ces mêmes militants, les dirigeants de la ville de Sacramento ont refusé toute tentative d’obtenir des informations sur l’usage que Nestlé fait de cette eau. Les militants ont donc contacté le conseil de la ville de Sacramento afin d’exiger que Nestlé soit contraint de payer cette eau aux deux tiers du tarif commercial, ou bien soit tout du moins taxé sur ses profits.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s