PJD: « BENKIRANE, PLEASE, TAIS-TOI ! »

Des voix s’élèvent au sein de la direction du PJD contre les sorties de leur secrétaire général. Abdelilah Benkirane est accusé par ses frères d’en faire trop, quitte à énerver l’opposition et provoquer ainsi l’intervention du cabinet royal.

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Abdelilah Benkirane censuré par les siens ? C’est ce qu’on peut comprendre en lisant l’un des principaux articles de Al Ahdath dans son édition de ce week-end (11-12 avril). «Des voix au sein du PJD critiquent les innombrables sorties de Benkirane», lit-on en page intérieure de ce journal qui, actualité oblige, a consacré les premières pages au drame de Tan-Tan survenu ce vendredi 10 avril. Lui imputant la responsabilité de l’audience accordée à l’opposition par trois conseillers du roi dont Fouad Ali El Himma et Abdellatif Mennouni, après ses multiples meetings où il n’a pas été tendre avec ses détracteurs, des dirigeants du parti islamiste auraient demandé à leur chef de file de mettre un peu d’eau dans son lben… Mais ce qui semble déranger le plus les bases du PJD, écrit Al Ahdath est le fait que leur secrétaire général ait été la cause d’une intervention royale, par conseillers interposés. Simple coïncidence ? Ces derniers jours, Abdelilah Benkirane était attendu pour l’animation (au sens théâtral ?) de plusieurs meetings partisans. Mais il s’est décommandé à la dernière minute sans fournir de raisons valables à ses bases qui ont mis les petits plats dans les grands pour lui réserver l’accueil qu’il méritait. C’est le cas surtout pour un meeting qu’il devait présider à Lalla Mimouna, dans la région de Sidi Kacem et pour lequel s’étaient mobilisées les sections provinciales de cette ville et celle de Kénitra que dirige Aziz Rabbah, ministre et dirigeant du parti islamiste.

De la poudre aux yeux ?
Pourrait-on vraiment parler de mécontentement de leaders islamistes contre leur chef ? La chose paraît vraiment improbable. Abdelaziz Aftati, député d’Oujda et président de la commission d’éthique, avait à maintes reprises menacé de convoquer Abdelilah Benkirane pour s’expliquer sur la fameuse histoire de l’imprimerie du MUR. Depuis, on n’a rien vu. Même que le PJD et ses leaders s’étaient tus quand leur chef a été dépêché en Egypte pour le sommet de la Ligue arabe où il a été reçu par le général Al-Sissi, lui dont le parti est un fervent défenseur du président déchu Mohamed Morsi. Aujurd’hui, on fait semblant de dire aux Marocains que Abdelilah Benkirane est un citoyen comme un autre. Eh bien non ! Il est chef du gouvernement d’un royaume qui a des siècles d’histoire derrière lui. A ce titre, au PJD, comme ailleurs, il a droit au respect de tout le monde.

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