FÈS: LA GRANDE RELANCE DE LA CDG

Oued Fès, Jnan Palace, parc industriel Ras El Ma, Vichy Moulay Yacoub … Autant de projets à l’arrêt, mais néanmoins attendus, que la CDG souhaite relancer dans la région. Les explications.

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A Fès, les travaux de la CDG reprennent du poil de la bête. C’est du moins ce que nous apprend l’Economiste dans son édition du 27 avril. En effet, Mohamed Dardouri, le wali de la région Fès-Boulemane, et Abdellatif Zaghnoun, le nouveau patron de la CDG, se sont rencontrés récemment afin de se mettre d’accord quant à la réactivation de nombreux projets structurants, touchant différents secteurs.  Ainsi, pour le tourisme, le projet de la nouvelle zone touristique d’Oued Fès (pourtant très en retard), connaitra un nouveau départ. Si pour l’instant, les travaux d’infrastructure de ce projet sont achevés (viabilisation du site, voiries et assainissement sur 100 ha, réseaux télécom, eau potable, électricité ….), ainsi que la construction du golf (73 ha) et du lac (25 ha), aucun hôtel n’est encore sorti de terre. En cause ? La crise de l’immobilier de 2009 et un manque de marketing territorial. Le nouveau patron de la CDG a donc promis la reprise des travaux dans ce sens et ce, dans les plus brefs délais. Parmi ses promesses : la construction de 40 villas et l’aménagement d’un club- house.
Concernant l’hôtel Jnan Fès, l’édifice devrait ouvrir ses portes en septembre prochain, sous l’enseigne Marriott, très exigeante en termes de qualité. Un établissement qui dispose de 245 chambres et suites, une piscine, un night club, une salle de conférences, un spa, ainsi qu’un fitness de trois niveaux et un jardin de 7 ha. Après quatre années de labeur, le total des travaux se chiffre à 360 millions de dirhams.
La commercialisation du parc Fès Shore, dont la première tranche a été livrée en juin 2012, avance à grands pas. Selon Zaghnoun, une bonne partie de celui-ci est déjà réservée à des opérateurs de renom et devrait comptabiliser 1.800 emplois d’ici la fin de l’année. Et ce n’est pas tout! Au niveau de Moulay Yacoub, la CDG va relancer son projet phare : le parc industriel intégré Ras el Ma, censé sauver les jeunes du chômage et créer une attractivité économique. La station Vichy Moulay Yacoub est également sur la rampe de lancement. Elle nécessitera, à elle seule, plus de 400 millions de DH d’investissement.

Fitch prévoit une économie stable pour le Maroc en 2015

L’agence internationale de notation Fitch a annoncé le maintien de la note «BBB» pour le Maroc avec des perspectives stables, dans un communiqué rendu public en fin de semaine dernière.

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Fitch justifie cette décision par le contexte sociopolitique et macroéconomique stable du Royaume qui a permis «l’attraction des IDE (Investissement directs étrangers, ndlr) et l’implémentation de réformes structurantes». L’analyse comparative publiée par l’agence de notation fait référence au contexte politique de transition difficile de la région, et de la baisse de la demande extérieure causée par la crise de la zone euro pour conclure que le Maroc a su prendre des initiatives «ambitieuses», malgré la conjoncture difficile. En ce qui concerne les perspectives de 2015, Fitch s’attend à ce que le déficit du compte courant baisse de 5,6% du PIB en 2014 à 3,9% du PIB en 2015 essentiellement grâce à l’allégement de la facture énergétique et à la hausse des exportations industrielles.

La dette extérieure nette devra, elle, atteindre un pic en 2015, pour ensuite s’engager dans une baisse. L’agence de notation a, par ailleurs, salué l’adoption de la nouvelle loi organique des finances, effective en 2015, qui devra «renforcer le cadre réglementaire du budget et inclure une mesure qui limitera l’augmentation des dettes liées à l’investissement».

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE: LA FRANÇAISE QUI FAIT EXCEPTION

Alors que les autres banques à capitaux français ont vécu une année 2014 morose, la Société générale s’en tire à bon compte. Même si la croissance n’est pas à deux chiffres, la banque réussit à maîtriser ses charges et son coût du risque.

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Même si elle n’est pas cotée à la Bourse en tant qu’établissement financier, la Société générale est tenue de publier ses résultats périodiquement. Elle vient de se plier à cette obligation pour révéler ses comptes 2014. Au niveau opérationnel, la filiale du groupe français éponyme vient de dégager 3,8 milliards de dirhams de produit net bancaire. Elle réalise ainsi une croissance de 2,5% de son PNB qui tient à une hausse de 4,9% de la marge d’intérêt à 3 milliards de dirhams, et une amélioration de 5,3% de la marge sur commissions à 478,6 millions de dirhams. Néanmoins, le PNB a souffert de la forte baisse de 9,2% du résultat sur opérations de marché qui n’est plus que de 178 millions de de dirhams.

Maîtrise des charges

Dans ce contexte difficile que traversent les banques, la Société générale a réussi à maîtriser ses charges générales d’exploitation qui n’augmentent que de 0,8%, restant autour de 1,7 milliard de dirhams, soit un coefficient d’exploitation autour de 44,5%. Ce niveau de charges est légèrement en deçà de la moyenne du marché, mais certaines banques comme Attijariwafa bank stagnent autour de 35% seulement. Autre exploit : une évolution beaucoup moins forte du coût du risque, dans un contexte de dégradation du portefeuille clientèle de l’ensemble des banques. Ainsi, les provisions pour créances en souffrance augmentent de 4,4% seulement pour se maintenir autour de 1,14 milliard de dirhams. Le stock de créances qualifiées « en souffrance » augmente néanmoins de 30% pour s’établir à un encours de 4,3 milliards de dirhams.

Cette évolution est à l’origine d’une légère amélioration de 2,5% de sa capacité bénéficiaire. Le résultat net s’établit à 548 millions de dirhams. Concernant le Groupe, l’évolution est légèrement différente qu’en social avec un PNB en progression de 2%, moins forte que pour la SGMB S.A. à 4,1 milliards de dirhams. Alors que le RNPG est en hausse de 11,4%, soit une bien meilleure performance pour s’établir à 627 millions de dirhams.

BOUSSAID EMPOCHE LES 2 MILLIARDS DES LICENCES 4G

Mardi 14 avril, le ministre des Finances a reçu les chèques des trois opérateurs télécoms qui ont décroché les licences 4G. Au total, plus de 2 milliards de dirhams de recettes pour l’Etat.

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Mohamed Boussaid doit sourire à pleines dents. L’argentier du royaume a reçu mardi 14 avril, via l’Agence nationale de réglementation des télécoms, les chèques des trois opérateurs locaux qui ont décroché les licences 4G, apprend Le360 de sources proches du département des Finances. Maroc Telecom a en effet libellé un chèque d’une valeur d’un milliard de dirhams, tandis que Méditélécom et Wana Corporate ont signé des chèques respectivement de 500,4 MDH et 503 MDH. Au total donc, ce sont quelque 2 milliards de dirhams qui tombent dans les caisses de l’Etat au moment où le budget 2015 ne prévoyait que 1,5 milliard (estimation basée sur la mise à prix initiale).

Ce paiement du ticket d’entrée vient achever définitivement le processus d’attribution de ces licences de dernière génération. Un processus marqué par deux tempo différents. Le lancement a été particulièrement lent: entre le feu vert du Conseil d’administration de l’ANRT et le lancement effectif de l’appel d’offres, plus de dix huit mois s’étaient écoulés. Et même après le dévoilement des termes de l’appel à concurrence, les opérateurs avaient demandé un prolongement du délai de soumission. Mais une fois les offres déposées tout est allé très vite. A en croire que l’ANRT comme les responsables gouvernementaux se sont déjà inscrits dans l’ère de la 4G… Une semaine seulement après la clôture des soumissions (le 12 mars), le verdict de l’agence de la régulation était tombé pour annoncer qui décroche quelle type de licence. Dans la foulée, les décrets d’octroi ont été approuvés par le conseil de gouvernement, le jeudi 9 avril, pour être publiés dans le bulletin officiel deux jours plus tard. Une célérité exceptionnelle qui a permis justement à l’argentier du royaume d’encaisser les chèques 3 jours seulement après.

Mais les futurs utilisateurs de la 4G doivent encore prendre leur mal en patience. Les estimations des experts parlent d’un délai de mise sur le marché des offres de cette technologie d’environ six mois. Mais il faut compter sur la concurrence entre les opérateurs: le premier à être prêt risque de prendre un sérieux avantage sur ses concurrents.

CASABLANCA ATTIRE DE PLUS EN PLUS DE CROISIÈRES

Casablanca conforte sa position de premier port de croisière du royaume, en établissant un nouveau record de 15.000 croisiéristes en une seule journée.

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Samedi 11 avril, deux des plus gros paquebots de croisière au monde ont accosté à 6 heures du matin au port de Casablanca. Il s’agit du “Fantasia” de la compagnie MSC, avec 7000 personnes à bord, et le “Pacifica” de la compagnie Costa avec pas moins de 6000 personnes, nous apprend L’Economiste dans son édition du mercredi 15 avril. A ces deux gros paquebots s’ajoutent de petits bateaux d’une capacité globale de 2.000 personnes. Selon Saïd Mouhid, DG du Conseil regional du tourisme (CRT) de Casablanca, une bonne partie de ces croisiéristes a passé la journée dans la métropole, et le reste a préféré d’autres destinations comme El Jadida, Marrakech, Rabat, Fès etc. Le journal souligne que Casablanca, avec ses 260.000 croisiéristes par an (2014), est devenu le premier port de croisière du Maroc, suivi de Tanger et Agadir.
Il faut noter que le port de Casablanca se distingue par sa position centrale qui permet de visiter l’arrière-pays en moins de trois heures. En outre, le port bidaoui présente l’avantage d’être à mi-chemin entre l’Espagne et les Iles Canaries, ce qui en fait un passage obligé pour les plus gros paquebots de croisière. “Malheureusement, le port, qui a atteint les limites de sa capacité, ne peut recevoir davantage de touristes pour le moment”, explique le DG du CRT de Casablanca. L’Economiste précise que l’accostage des navires de croisière se fait surtout au niveau du terminal des agrumes, avec tout ce qui s’ensuit comme désagréments pour les touristes et les professionnels.
Ainsi, le projet de quai des croisières, dont le montant est estimé à 456 millions de dirhams, devrait permettre d’accueillir plus de 500.000 croisiéristes par an à l’horizon 2017.  Selon le quotidien, il devra accompagner les projets touristiques prévus par le programme Wessal Casablanca-Port. Un projet qui vise également à renforcer l’attractivité de la capitale économique dans le cadre de la Vision 2020 du tourisme et qui répondra à la demande de plus en plus forte des agences de voyages pour le tourisme de croisière. Dans le detail, le nouveau terminal des croisières sera adossé à la jetée Moulay Youssef du port, à la hauteur de l’ancien quai pétrolier. Il pourra alors accueillir des navires allant jusqu’à 350 mètres de longueur et de 45 mètres de large, avec une profondeur de 9 mètres. Il est également prévu d’aménager deux quais de débarquement d’une longueur totale de 650 mètres. L’Economiste souligne que c’est le groupement Houar-Atlantic Dredging Maroc qui a remporté ce marché en octobre 2014. Les travaux d’installation du chantier et les études d’exécution ont déjà commencé, pour une livraison prévue dans un délai de 24 mois.

Ventes de ciment: Léger mieux au premier trimestre 2015

Bien que mitigée l’année commence plutôt bien pour les cimentiers. Aussi, face à la morosité qui continue à caractériser le secteur immobilier, les ventes de ciment au Maroc ont montré de timides signes d’embellie en ce début 2015.

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Bien entendu, les chiffres des ventes restent toujours en deçà des réalisations record des années d’or de l’immobilier. Cependant, une importante hausse a été enregistrée au cours du mois de janvier bien qu’elle ait été rapidement atténuée par les baisses respectives  enregistrées en février et mars. C’est ainsi que, comparées à fin mars 2014, les ventes de ciment ressortent en légère hausse de 0,59%. C’est ce qui se dégage des chiffres relatifs à l’évolution de la consommation nationale de ciment à fin mars 2015 publiés par le ministère de l’habitat et de la politique de la ville.

À noter que depuis l’année 2012, les ventes de ciment se sont inscrites en repli de 1,6%, puis de 6,4% en 2013 et de 5,4% en 2014. Un recul qui risque de se modérer en 2015 vu l’évolution des chiffres des ventes de ciment en ce premier trimestre 2015. A noter que le secteur souffre d’une conjoncture difficile qui trouve son origine dans le climat d’attentisme qui caractérise le comportement des investisseurs et dans le recul de la demande, aussi bien nationale qu’étrangère. De plus, la rareté et la cherté du foncier, notamment dans les régions de Casablanca et Rabat, et le renchérissement du coût de la construction demeurent un handicap pour les promoteurs.

Par ailleurs, les évolutions des ventes de ciment par région laissent paraître que la région de Guelmim-Es Smara a accusé la plus forte baisse des ventes de ciment sur tout le Royaume au cours de la période allant de janvier à fin mars 2015. Les ventes y ont reculé de 22,4% passant de 60.427 tonnes à fin mars 2014 à 46.897 tonnes à fin mars de l’année en cours. Pour sa part, la région du Grand Casablanca, qui détient le record des ventes de ciment en termes de quantité avec 458.735 tonnes de ciment écoulé à fin mars 2015 a enregistré un recul de 1,6% d’une année à l’autre.

Par contre, la région du Doukkala-Abda aura consommé à fin mars 2015 près de 289.125 tonnes de ciment contre seulement 225.213 tonnes à la même période en 2014, marquant ainsi la hausse la plus importante des ventes de ciment du Royaume chiffrée à 28,4%. Un exploit qui la place largement en tête puisque la deuxième marche du podium revient à la région du Souss-Massa-Drâa avec une évolution de seulement 16,8% sur la même période.

LE MAROC ET LA FRANCE SIGNENT DEUX CONVENTIONS FINANCIÈRES DE 43 MILLIONS D’EUROS

Le ministre marocain de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid, et son homologue français Michel Sapin, ont signé, ce lundi 13 avril à Rabat, deux conventions de soutien financier au Maroc portant sur un montant global de 43 millions d’euros.

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La première convention est relative au Fonds de garantie français pour les projets d’acquisition du matériel français par les PME marocaines ou de développement de coentreprises franco-marocaines. La seconde concerne le transfert du Fonds de garantie de la restructuration financière au Fonds de garantie PME, indique un communiqué officiel conjoint.

Le premier accord porte sur un montant de 26 millions d’euros. Il a pour objectif de «stimuler le flux d’affaires entre les PME des deux pays en mettant à leur disposition une ligne de garantie pour le financement de l’acquisition de matériel français par les PME marocaines et de développement de projets franco-marocains», selon la même source.

Le deuxième accord concerne l’octroi d’un montant de 180 millions de dirhams (17 millions d’euros) en vue de renforcer le système marocain de garantie en redéployant les ressources allouées par la partie française au Fonds de garantie de la restructuration financière vers le Fonds de garantie PME. Cette convention est de nature à accompagner et faciliter l’accès au financement à plus de PME marocaines. Ces deux conventions s’insèrent dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration d’intention signée en 2013 entre nos deux pays.

Lors de leurs entretiens, Mohammed Boussaid et Michel Sapin ont réaffirmé leur détermination à renforcer les relations bilatérales et à les hisser aux niveaux les plus élevés. Ils ont noté avec satisfaction la «dynamique positive» que connaissent les relations entre le Maroc et la France.