Le streaming redessine l’industrie musicale

C’est une première : les revenus de la musique enregistrée proviennent désormais à parts égales des ventes numériques (46 %) et des ventes de disques (46 %).
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Telle est la principale information du rapport 2014 sur le marché mondial de la musique, réalisé par l’IFPI, la Fédération internationale de l’industrie phonographique qui rassemble les majors du disque, et publié mardi 14 avril. Les 8 % restants proviennent des droits voisins (radiodiffusion et sonorisation des lieux publics) et des droits de synchronisation (publicité, films, etc.).

L’industrie de la musique, qui est la première à avoir été brutalement confrontée à la révolution numérique, est entrée dans une nouvelle phase de transformation. Les revenus liés au numérique ont progressé de 6,9 % en 2014, pour atteindre un chiffre d’affaires mondial de 6,85 milliards de dollars (6,48 milliards d’euros). Ils ont été multipliés par cinq depuis 2010.

De cette révolution en marche naît aujourd’hui « un sentiment d’optimisme », constate Frances Moore, patronne de l’IFPI. Pendant plus d’une décennie, l’industrie musicale a connu des baisses fortes et régulières de son chiffre d’affaires qui ont été accompagnées de réductions massives d’effectifs, de restructurations entraînant des fusions et absorptions entre majors, voire entre labels indépendants, et d’artistes laissés sur le carreau.

En 2014, les revenus globaux de la musique se sont élevés à 14,965 milliards de dollars (14,2 milliards d’euros), en légère baisse de 0,4 % sur 2013 (après un recul de 4 % en 2013). La croissance du streaming l’an dernier n’a pas encore compensé la baisse conjuguée des ventes physiques (– 8,1 %) et des téléchargements (– 8 %), mais un cap a été franchi, de l’avis des responsables des majors du disque.

 

AVEC PHARRELL WILLIAMS, MAWAZINE IS HAPPY

Voilà une annonce qui fera certainement des heureux! La superstar Pharrell Williams sera sur la scène OLM Souissi, le 30 mai, dans le cadre de la 14e édition du Festival-Mawazine Rythmes du Monde.

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Mode, design et bien entendu musique… Pharell Williams est bien plus qu’un chanteur, c’est un pur créateur qui a su imposer et installer son propre style. Multi-instrumentiste, ce musicien doué est aussi un producteur hors pair. Au long de sa carrière qui a démarré au début des années 2000, avec The Neptunes, il eu l’occasion de travailler avec de nombreuses superstars du hit parade pour ne citer que Daft Punk, Nelly, Jay-Z, Britney Spears ou encore Justin Timberlake.

Pharell Williams compte plus de 100 millions de disques vendus et a décroché pas moins de dix Grammy Awards (y compris  celui du meilleur producteur) ainsi que le prestigieux Golden Note Award. Mais le travail prolifique cet artiste ne s’arrête pas à la musique, puisqu’il a conçu une sculpture avec l’artiste tokyoïte Takashi Murakami, élaboré des accessoires et bijoux pour la marque de luxe Louis Vuitton mais aussi des t-shirts pour Uniqlo et des vêtements de sport pour Adidas.

C’est donc cet artiste aux multiples talents que le public de Mawazine aura l’occasion de voir en concert live, le samedi 30 mai, sur la scène OLM Souissi. Ils viendront nombreux pour, entre autres, faire des «clap» sur le rythme de «Happy». Ce véritable hymne à la bonne humeur qui est resté au sommet au Billboard Hot 100 pendant dix semaines consécutives et a culminé à la première place sur iTunes dans 103 marchés à travers le monde.

Aprés « Hek lili nifi », une nouvelle parodie fait le buzz sur net! (VIDEO)

Le groupe « Cravata » a publié ce mercredi une parodie du tube à succès « I’m in love with the Coco » qui ne manquera pas de créer le buzz sur la toile.

Après le grand succès (plus de 16 millions de vues) rencontré par « Hek lili nifi » du groupe Barbapapa, une parodie du titre « Shekinini » de P-Square, une reprise décalée inspirée du tube « I’m in love with the coco » vient de paraître sur la toile. La vidéo, publiée mercredi sur la chaîne YouTube du groupe « Cravata », a commencé à embraser les réseaux sociaux.

Pour rappel, « Hek Lili Nifi » du groupe Barbapappa a connu un succès sans précédent au Maroc. Même les auteurs de la chanson originale (P-Square) ont mis en ligne une vidéo d’eux en train de réaliser la chorégraphie sur la parodie de Barbapapa.

Le chanteur Khaled condamné pour plagiat pour son tube « Didi »

Le chanteur algérien va devoir verser des indemnités à un de ses confrères pour lui avoir emprunté la mélodie de son tube international.

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C’est un tube qui n’aura plus jamais la même saveur. Le “roi du raï”  Khaled a été condamné par le tribunal de grande instance de Paris pour avoir plagié la musique d’un auteur algérien, Cheb Rabah, pour la composition de son plus gros tube international, « Didi ». “C’est un succès qui reposait sur un mensonge”, a commenté Me Jean-Marie Guilloux, avocat de Cheb Rabah. L’avocate de Cheb Khaled, Maître Laurence Goldgrab, a annoncé son intention de faire appel du jugement. Le tribunal a notamment condamné Cheb Khaled, 55 ans, à restituer à Cheb Rabah les droits d’auteurs perçus. Il devra lui payer une somme de 100.000 euros, en réparation de son préjudice moral, et une somme de 100.000 euros, en réparation des atteintes à son droit moral d’auteur.

Le tribunal a enfin ordonné à la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) « de modifier toute sa documentation” concernant la chanson « Didi » pour faire désormais bénéficier Cheb Rabah d’une part des droits de reproduction mécanique et d’exécution publique « en tant que seul compositeur » de l’oeuvre.

Des démêlés avec la justice

Sorti en 1992, le morceau en question est le tout premier single de la carrière du chanteur algérien. Le titre lui a permis d’être diffusé dans le monde entier, même dans l’industrie Bollywood où il a servi de bande-son à plusieurs films. Quatre ans plus tard, c’est le tube « Aicha », signé Jean-Jacques Goldman, qui fera décoller sa carrière dans l’Hexagone, avant qu’il ne fasse plutôt la Une des journaux pour des démêlés avec la justice.

En 1997 son épouse dépose plainte contre lui pour violences conjugales, avant de se rétracter. Le 7 mai 2001, Khaled est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à deux mois de prison avec sursis pour « abandon de famille ». L’année 2012 lui a permis de faire son come-back dans la chanson avec le tube « C’est la vie » et un passage par la salle mythique de l’Olympia.