SAISIE SUR LES COMPTES DE LA COMMUNE DE BOUSKOURA

Suite à un litige avec ST Microelectronics Maroc, les comptes de la Commune auprès de la Trésorerie régionale de Casablanca Nouaceur ont été saisis à hauteur de 8 millions de dirhams. Fin d’un imbroglio judiciaire qui a duré trois ans.

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Tout commence en 2007, quand l’ONCF entend réaliser un passage à niveau à Bouskoura. Le tracé de ce léger contournement de la voie ferrée traverse un des terrains appartenant à la filiale marocaine de la multinationale ST Microelectronics. Une procédure d’expropriation est alors introduite par la commune qui intervient dans ce genre de situation. Un prix est proposé à la firme pour son terrain de deux hectares, mais comme dans la plupart de procédures de ce type, l’offre de l’autorité locale est bien en deçà des prix du marché. Un recours est alors introduit par la société qui entend faire valoir ses droits.

De recours en recours, le cabinet Hamzi, qui défend les intérêts de ST Microelectronics, obtient gain de cause. En 2012, la commune est sommée alors de payer à l’entreprise la somme de 8 millions de dirhams. Mais au lieu de se plier au verdict, le Conseil communal de Bouskoura fait jouer la montre. Démarre alors un bras de fer judiciaire qui va durer trois ans.

Le 13 avril, le tribunal administratif de Casablanca a rendu un verdict permettant la saisie des comptes de la Commune de Bouskoura auprès de la Trésorerie générale de Nouaceur pour une valeur de 8 millions de dirhams. «Il reste une dernière phase juridique qui consiste en l’homologation de cette saisie exécutoire avant que la Trésorerie ne verse ce montant à ST Microelectronics», nous assure une source proche du dossier. Contacté, Bouchaib Taha président de la Commune de Bouskoura, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de Le360.

TINDOUF : LES RAISONS D’UN DIFFÉREND TRIBAL QUI A FAILLI TOURNER AU DRAME

Jeudi 9 avril, un différend entre deux fractions de la même tribu Rguibat a failli basculer dans le cauchemar. Motif: un « honneur bafoué » ! Le comment du pourquoi.

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A l’origine des affrontements qui ont éclaté, vendredi 10 avril 2015, dans le camp dit «Aousserd», à Tindouf, une histoire d’ «honneur» bafoué ! Tout a commencé jeudi 9 avril quand un élément du Polisario, issu de la fraction «Fokra» de la tribu Rguibat, Sidi Ahmed Ould Ali Ould Bouchraya, a été retrouvé avec une cousine d’une autre fraction de la même tribu, dite Oulad Moussa. La découverte a été faite par trois jeunes d’Oulad Moussa.

Surprise, puis colère, voire indignation. Pour venger l’honneur «bafoué» de leur fraction, les Oulad Moussa recourent à la méthode forte. Le 9 avril, ils enlèvent Ould Boucharaya, Rguibat-Fokra, celle-là même dont est issu le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, et réclament à ses proches, en échange de son élargissement, une rançon de 600.000 dinars algériens (équivalent de 50.000 dirhams) !
Avisés par les proches du « Roméo » kidnappé, les services de sécurité du Polisario interviennent et arrêtent les Oulad Moussa, à l’origine du rapt. Confrontés à leur forfait, ces derniers nient les faits qui leur sont reprochés, en soutenant qu’ils avaient l’intention de leur présenter Ould Boucharaya pour répondre de son acte « portant atteinte à l’honneur de leur fraction ». Ils ont été relâchés, alors qu’Ould Boucharaya a été maintenu en garde à vue.
Ce dernier sera cependant relâché dans la soirée du même jour, suscitant alors une grosse colère chez Oulad Moussa qui n’y sont pas allés de main morte. Une trentaine de personnes de la tribu «déshonorée» ciblent à l’aide de pierres les locaux de la police et de la gendarmerie du camp dit «Smara», avant qu’ils ne soient éloignés par des éléments de sécurité dudit camp.
Mais voilà, cette intervention n’a pas suffi pour éteindre le feu de la colère. Revenant à la charge dans la soirée du vendredi 10 avril, une centaine de jeunes de la même fraction attaquent à coups de pierres les mêmes locaux, avant de les investir et d’endommager leurs équipements. Face à cette attaque, ce sont des éléments de la «gendarmerie militaire» du Polisario qui sont intervenus et ont riposté par des coups de sommation en l’air, obligeant ainsi les manifestants à quitter les lieux.

LE PATRON DE LA FDT CONDAMNÉ À VERSER 200.000 DH AU CONSEILLER DAIDIÂA

Le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT) Abdelhamid Fatihi vient d’être condamné à verser 200.000 dirhams au conseiller Mohamed Daidiâa. Détails de cette affaire de diffamation.

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L’affaire de la villa de 800 m2, occupée par le conseiller Mohamed Daidiâa et président du groupe fédéral à la deuxième chambre et qui demeure encore devant la justice, continue de parler d’elle. Cette fois, c’est en faveur du conseiller de la CDT qu’un verdict vient de tomber au tribunal de première instance de Aïn Sebaâ. Celui-ci a condamné, lundi 13 avril, le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT), Abdelhamid Fatihi, à verser une somme de 200.000 dirhams au parlementaire qui avait porté plainte pour diffamation contre lui. Fatihi avait accusé le président du groupe fédéral de trafic d’influence lors d’une rencontre des membres de la FDT. Rappelons dans ce registre que le même tribunal de Aïn Sebaâ avait condamné le député Mohamed Daidiâa à évacuer la villa, objet de discorde et à payer une amende de 2.5 millions de dirhams.

FAR: ALERTE AUX FRONTIÈRES DE L’EST

Un contrebandier a été blessé récemment lorsqu’il traversait la frontière en douce. L’individu avait refusé d’obtempérer aux ordres des gardes-frontières qui ont fait usage d’armes à feu.

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Depuis que Daech et Al-Qaida ont menacé le Maroc, des efforts importants sont déployés pour contrer toute infiltration de terroristes. Les Forces armées royales ont été mises en état d’alerte tout au long de la frontière Est après la recrudescence des opérations de contrebande, déjouées dernièrement. Al Massae indique dans son édition de ce mardi 14 avril, que les FAR ont haussé le niveau d’alerte après la blessure par balle d’un contrebandier qui a refusé d’obtempérer aux ordres donnés par les soldats qui voulaient le fouiller.

Blessé à la jambe, l’individu âgé d’une vingtaine d’années, essayait de passer près du poste-frontière d’Ouled Saleh, dans la banlieue de Beni Drar près d’Oujda. Il a été évacué à bord d’une ambulance vers l’hôpital Al Farabi de la même ville pour être opéré. Al Massae ajoute que l’homme ne sera pas arrêté ou poursuivi, et qu’il a regagné son domicile après l’extraction de la balle.

Alerte maximale
La publication arabophone met l’accent sur le fait que le Haut commandement des FAR, pour contrer toute intrusion de terroristes venant notamment de Libye, a procédé à d’importants changements, qui ont concerné les chefs de centres de surveillance afin d’assurer une efficacité maximale. Le quotidien rappelle que le Maroc s’est équipé de mécanismes de surveillance électronique pour lutter contre l’immigration clandestine, le terrorisme, le trafic de drogue et la contrebande.

Rappelons que le danger que représente l’arsenal hérité de la guerre contre le régime de Mouammar Kadhafi constitue une réelle menace non seulement pour le Maghreb, mais aussi pour l’Afrique subsaharienne. Par ailleurs, certains groupes terroristes ayant prêté allégeance à Daech, qui opèrent en Algérie, ont menacé directement le Maroc. Jund Al Khilafa a même essayé d’embrigader des Marocains, mais ses tentatives ont été contrées. Ces deux raisons poussent le royaume à verrouiller ses frontières de l’Est et à les garder sous étroite surveillance.

RAPPORT DE L’ONU SUR LE SAHARA: BAN KI-MOON RECTIFIE LE TIR ET REND JUSTICE AU MAROC

Le nouveau rapport du SG de l’ONU, Ban Ki-Moon, ne recommande pas d’élargir le mandat de la Minurso au contrôle des Droits de l’Homme. En revanche, il appelle clairement au recensement de la population séquestrée à Tindouf. L’arroseur arrosé!

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Deux éléments majeurs dans le nouveau rapport du SG de l’ONU retiennent l’attention des principaux titres de la presse nationale paraissant ce lundi 13 avril. D’un côté, l’impasse faite par Ban Ki-Moon sur la revendication d’élargissement du mandat de la Minurso au contrôle des Droits de l’Homme. De l’autre, l’appel lancé pour le recensement de la population sahraouie séquestrée. «Le rapport de Ban Ki-Moon sur le Sahara ne fait aucune mention de l’élargissement des attributions de la Minurso», titre Akhbar Al Yaoum, en soulignant que le SG de l’ONU a honoré ses engagements envers le roi Mohammed VI lors de leur mémorable conversation téléphonique, le 22 janvier. Par ricochet, relève le quotidien, Alger, partie prenante au conflit, est «mécontente» que sa revendication, enfin celle qu’elle prête faussement au Polisario, d’élargir le mandat de la Minurso au monitoring des Droits de l’Homme, soit restée lettre morte.

 

La mise en garde royale contre toute instrumentalisation politique de la question des Droits de l’Homme au Sahara n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Dans son rapport 2015, dont Le360 détient copie, Ban Ki-Moon a clairement indiqué que l’ONU avait besoin de mettre en place «une approche neutre et objective» de la question des Droits de l’Homme. Une clarification qui dénote une remarquable lucidité envers les manœuvres dilatoires orchestrées par l’autre partie dans le dessein de dévier de sa trajectoire un processus politique, lancé sur la base de l’offre marocaine d’autonomie en tant qu’issue au conflit créé autour du Sahara, pour le confiner dans des joutes interminables et, de surcroît, inefficaces sur des questions aux connotations droits-de-l’hommiste.

 
Faux alibis, vrais enjeux
En admettant la nécessité d’une nouvelle approche basée sur «la neutralité » et «l’objectivité» de la question des Droits de l’Homme, le SG de l’ONU reconnaît de facto qu’il y a eu des errements à la faveur d’une propagande séparatiste qui ne lésine sur aucun moyen pour donner le change au monde au sujet de «violations» somme toutes imaginaires au Sahara. Bien sûr, le Polisario, autant que son sponsor algérien officiel, sont mal placés pour parler des Droits de l’Homme. Si le dromadaire pouvait voir sa bosse, il en rougirait de honte…

En revendiquant «l’élargissement du mandat de la Minurso au contrôle des Droits de l’Homme», la partie ennemie voulait, en vérité, porter atteinte au principe sacré de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.
Peine perdue! «Ban Ki-Moon rend justice au Maroc et ignore les manœuvres de l’Algérie et de l’Union africaine », titre Al Ahdate al-Maghribia. «Une nouvelle manche de la guerre diplomatique entre parties au conflit remportée par le Maroc à l’ONU», fait valoir le quotidien, en insistant sur le pied de nez fait par l’ONU à Alger sur le registre «humanitaire» et la reconnaissance par son SG du danger que présente le maintien du statu quo voulu par la partie adverse, dans une région sahélo-saharienne minée par le terrorisme et les trafics de toutes sortes.
Vol d’aide humanitaire, le remède
«Une première! Le recensement de la population de Tindouf sur la table du Conseil de sécurité», angle Al Massae, en référence au nouveau rapport de Ban Ki-Moon. «Première», enfin, pas tout à fait! Ce n’est pas la première fois que l’ONU appelle au recensement des séquestrés de Tindouf, c’est plutôt le refus d’Alger qui a nécessité cette énième clarification onusienne. Si nouveauté il y a, c’est à coup sûr dans le ton inhabituellement accentué et la clarté avec laquelle l’ONU fait cette piqûre de rappel. Et pour cela, il y a bel et bien une raison. Le scandale du détournement de l’aide humanitaire, dévoilé dernièrement par l’Office européen de lutte contre la fraude (OLF). Un gros pavé jeté dans la mare des parvenus du Polisario, voire de l’Algérie, épinglés dans ce trafic infâmant de l’aide octroyée par l’Union européenne à la population séquestrée de Tindouf. En clair, si Alger refuse de donner le feu vert à un tel recensement, c’est par crainte d’être percée à nu pour avoir gonflé le nombre des séquestrés, qu’elle chiffre à 200.000, alors qu’ils se situent autour de 90.000 seulement ! Un surplus de 110.000 bouches (imaginaires) à «nourrir» ! Une véritable escroquerie à l’aide humanitaire qui a permis à ses auteurs, à Rabouni comme à Alger, de se payer des villas luxueuses à Marbella, en Espagne, sur les ruines d’une population séquestrée, affamée et privée des droits les plus élémentaires pour assurer sa vie. Sa survie.

RABAT REJETTE LES ALLÉGATIONS «RIDICULES» DU JUGE PABLO RUZ AU SUJET D’UN «GÉNOCIDE» AU SAHARA

Réagissant aux allégations d’un juge espagnol mettant en cause onze responsables marocains dans un présumé «génocide» au Sahara, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération dénonce une pseudo-affaire aux relents politiciens.

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La sortie d’un juge espagnol, Pablo Ruz pour ne pas le nommer, n’est pas restée sans réponse. Les allégations qu’il a colportées à l’encontre de onze responsables sécuritaires et militaires marocains, accusés d’avoir perpétré «un génocide» au Sahara, entre 1975 et 1991, sont «étonnantes», voire «ridicules», indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, diffusé ce samedi 11 avril.
«Le Royaume du Maroc a pris note, avec étonnement, d’une décision judiciaire espagnole touchant onze citoyens marocains», souligne le MAEC, en s’interrogeant sur le «timing» et la teneur de cette décision délibérément hostile au Maroc. «Il s’agit d’une tentative d’exhumer un dossier ancien, après celle de 2007, qui s’est révélée vaine et truffée d’erreurs factuelles graves et d’incohérences frôlant le ridicule», ajoute le communiqué.

Un sentiment de déjà vu ! 
Trois «ONG» sahraouies, qu’on se passe de nommer (par charité), s’étaient liguées, en mars 2007, pour déposer une plainte pour «génocide» auprès de l’Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole. Cette plainte devait faire écho à une autre déposée par un ex-détenu sahraoui marocain, Dahi Aguai, pour «torture» contre l’ancien «ministre sahraoui de la défense», Brahim Ghali,  alors représentant du Polisario à Madrid. Ce dernier s’est alors empressé de renoncer à son poste à Madrid pour trouver une planque à Alger où il officie toujours comme «ambassadeur du Polisario»! Il ne manquera pas d’être rattrapé par ses victimes tellement elles sont nombreuses.
7 ans plus tard, revoilà Pablo Ruz qui se rappelle à notre souvenir et «exhume», comme l’indique le MAEC, une vieille plainte et propose à la plus haute juridiction en Espagne d’instruire un procès contre 11 hauts fonctionnaires marocains pour «détentions arbitraires», «disparitions forcées»,  «génocide» …

Un timing douteux
«Les semblants de corrections apportées depuis confirment le manque de crédibilité de la démarche et son caractère inique», note le MAEC, en s’étonnant du «timing choisi pour ressusciter cette affaire, à l’approche des échéances onusiennes annuelles relatives au dossier du Sahara marocain». Un timing qui en dit long sur une volonté à peine voilée de nuire à la première cause nationale, conformément à «l’agenda» de parties ouvertement hostiles à l’intégrité territoriale du royaume, en l’occurrence l’Algérie et le Polisario.
Cette décision aux relents indéniablement politiciens «renseigne amplement sur les parties, bien connues, qui sont derrière, et dévoilent leurs agendas politiques réels», dénonce le MAEC, estimant « regrettable que certains individus, aux motivations obscures et en quête de gloire personnelle, mettent leurs responsabilités au sein du système judiciaire espagnol, au service de manigances ciblant la relation bilatérale maroco-espagnole, qui traverse, aujourd’hui, une de ses phases les plus sereines et les plus prometteuses».
En se tenant «disposé à coopérer avec les autorités espagnoles pour démontrer le caractère infondé de ces accusations », le Maroc réaffirme son « refus de principe » de toute poursuite judiciaire contre des citoyens marocains à l’étranger pour des faits supposés avoir été commis sur le territoire national et qui demeurent du ressort de la justice marocaine, précise le MAEC.

PJD: « BENKIRANE, PLEASE, TAIS-TOI ! »

Des voix s’élèvent au sein de la direction du PJD contre les sorties de leur secrétaire général. Abdelilah Benkirane est accusé par ses frères d’en faire trop, quitte à énerver l’opposition et provoquer ainsi l’intervention du cabinet royal.

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Abdelilah Benkirane censuré par les siens ? C’est ce qu’on peut comprendre en lisant l’un des principaux articles de Al Ahdath dans son édition de ce week-end (11-12 avril). «Des voix au sein du PJD critiquent les innombrables sorties de Benkirane», lit-on en page intérieure de ce journal qui, actualité oblige, a consacré les premières pages au drame de Tan-Tan survenu ce vendredi 10 avril. Lui imputant la responsabilité de l’audience accordée à l’opposition par trois conseillers du roi dont Fouad Ali El Himma et Abdellatif Mennouni, après ses multiples meetings où il n’a pas été tendre avec ses détracteurs, des dirigeants du parti islamiste auraient demandé à leur chef de file de mettre un peu d’eau dans son lben… Mais ce qui semble déranger le plus les bases du PJD, écrit Al Ahdath est le fait que leur secrétaire général ait été la cause d’une intervention royale, par conseillers interposés. Simple coïncidence ? Ces derniers jours, Abdelilah Benkirane était attendu pour l’animation (au sens théâtral ?) de plusieurs meetings partisans. Mais il s’est décommandé à la dernière minute sans fournir de raisons valables à ses bases qui ont mis les petits plats dans les grands pour lui réserver l’accueil qu’il méritait. C’est le cas surtout pour un meeting qu’il devait présider à Lalla Mimouna, dans la région de Sidi Kacem et pour lequel s’étaient mobilisées les sections provinciales de cette ville et celle de Kénitra que dirige Aziz Rabbah, ministre et dirigeant du parti islamiste.

De la poudre aux yeux ?
Pourrait-on vraiment parler de mécontentement de leaders islamistes contre leur chef ? La chose paraît vraiment improbable. Abdelaziz Aftati, député d’Oujda et président de la commission d’éthique, avait à maintes reprises menacé de convoquer Abdelilah Benkirane pour s’expliquer sur la fameuse histoire de l’imprimerie du MUR. Depuis, on n’a rien vu. Même que le PJD et ses leaders s’étaient tus quand leur chef a été dépêché en Egypte pour le sommet de la Ligue arabe où il a été reçu par le général Al-Sissi, lui dont le parti est un fervent défenseur du président déchu Mohamed Morsi. Aujurd’hui, on fait semblant de dire aux Marocains que Abdelilah Benkirane est un citoyen comme un autre. Eh bien non ! Il est chef du gouvernement d’un royaume qui a des siècles d’histoire derrière lui. A ce titre, au PJD, comme ailleurs, il a droit au respect de tout le monde.