LES FACS DE RABAT ET DE CASABLANCA À LA RESCOUSSE DES PHARMACIENS

Les 9èmes Journées pharmaceutiques qui se sont déroulées les 25 et 26 avril à Tadla-Azilal, ont été l’occasion pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Lahcen Daoudi, de faire le point sur le manque de pharmaciens dans certaines zones.

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Beau succès pour les 9èmes Journées pharmaceutiques qui se sont déroulées les 25 et 26 avril à Tadla-Azilal sous le thème « La pharmacie d’officine au Maroc, bilan et perspectives »! Quelque 300 personnes, venues de toutes les régions du royaume, ont particpé aux débats. Un Salon était organisé par la même occasion avec une trentaine de stands de sociétés et de laboratoires pharmaceutiques présents.
Egalement présent, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Lahcen Daoudi a souligné hier samedi 25 avril à Béni Mellal que les facultés de pharmacie de Rabat et de Casablanca sont capables de combler le manque de pharmaciens au Maroc. Les formations seront orientées vers de nouveaux domaines, alors qu’aucune nouvelle faculté de pharmacie ne sera créée, a-t-il ajouté. Pour sa part, le président de l’Union des syndicats des pharmacies d’officine de la région Tadla-Azilal, Anas Chaouki, a relevé que ces Journées offrent une occasion de débattre des problèmes dont souffre le pharmacien. Il a relavé que l’édition 2015 de cette manifestation se focalise notamment sur la question des psychotropes qui représentent une menace à la sécurité, aussi bien du pharmacien que du citoyen de manière générale.
Les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de faire face aux différents problèmes rencontrés par les pharmaciens et d’améliorer la situation du personnel travaillant dans ce secteur qui joue, selon eux, un rôle important sur le plan socioéconomique.
« La régionalisation des Conseils de l’Ordre des pharmaciens, une nécessité qui s’impose », « Actualité dans la prise en charge de l’hypertension artérielle » et « L’impact de la nutrition précoce sur la santé future du nourrisson », sont parmi les autres thèmes abordés lors de ces Journées organisées par l’Union des syndicats des pharmacies d’officine de la région Tadla-Azilal.

Enseignement primaire : Un taux de généralisation de 94,5%

Le Maroc est à deux pas de la généralisation de l’enseignement primaire, avec un taux de 94,5%.

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C’est ce que vient de révéler l’enquête Panel de ménages, réalisée par l’Observatoire national du développement humain (ONDH) en 2012, et dont les premiers résultats de la Vague-1 ont été présentés, il y a quelques semaines, à Rabat lors d’un séminaire. L’enquête souligne que le taux de scolarisation au primaire a «très bien progressé» au niveau de l’ensemble du territoire national, s’élevant à 96,9% en milieu urbain et 91,6% en milieu rural.

Elle déplore, toutefois, que les 5% non scolarisés parmi les enfants de 6 à 11 ans font partie d’une catégorie très marginalisée, notant que les efforts doivent maintenant être plus dirigés vers le ciblage de ces catégories, selon la même source. La déperdition scolaire augmente de façon assez brutale au passage du primaire au collège, notamment en milieu rural, ajoute l’enquête, expliquant que le collège marque un vrai niveau de rupture critique des études.

Dans ce sens, l’enquête précise que le taux de scolarisation des enfants de 12-14 ans n’est que de 79,9% à l’échelle nationale, relevant que cette moyenne cache une inégalité flagrante entre le milieu urbain et le milieu rural, où ce taux atteint respectivement 92,5% et 59,4%. Malgré ces disparités, l’effort de généralisation de l’enseignement primaire est évident.

En effet, au début du mois d’avril, le succès du Maroc dans la généralisation de l’accès à l’éducation a été salué, à Paris, lors de la cérémonie de lancement de l’édition 2015 du Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous (EPT).

Les intervenants lors de cette rencontre, tenue au siège de l’Unesco avec la participation, entre autres, de la directrice générale de l’organisation, Irina Bokova, et du ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Rachid Belmokhtar, ont relevé que le Maroc a réussi à atteindre les principaux objectifs en matière d’éducation pour tous, grâce à une forte volonté politique et à l’intérêt porté à l’éducation en tant que levier prioritaire du développement. Cette dernière édition du Rapport mondial de suivi sur l’EPT a révélé que le Maroc a atteint l’objectif de l’éducation primaire universelle en 2013 ainsi que l’objectif relatif à la lutte contre les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire.

il faut souligner qu’au titre de l’année scolaire 2013-2014, le nombre d’établissements de l’enseignement privé (primaire – collégial et qualifiant) a atteint 3.541 structures, contre 3.656 une année auparavant, selon les statistiques du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle. Il faut rappeler que le nombre d’étudiants de l’enseignement privé a connu une hausse annuelle de 11,2% ces dernières années, passant de 576.700 élèves en 2009-2010 à 641.344 en 2010-2011. Par ailleurs, le nombre total des élèves inscrits dans le privé représente 1,1% au titre de l’année 2010-2011 de l’ensemble des élèves au Maroc, dans la perspective d’atteindre 20% au terme en 2015.

POUR PROTESTER, DES PRISONNIERS SE COUSENT LES YEUX ET LA BOUCHE

Des détenus à Khouribga ont protesté contre les notes de service du Délégué général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion visant à réinstaurer l’autorité du personnel des prisons, en se cousant les lèvres et les paupières.

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Protestation aveugle et silencieuse! Douze détenus de la prison locale de Khouribga ont cousu leurs lèvres et leurs paupières, vendredi 24 avril, en protestation contre ce qu’ils qualifient  de “hogra” et “l’interprétation abusive” des notes de service du Gélégué général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), Mohamed Salah Tamek, au sujet du recouvrement de l’autorité par le personnel des établissements pénitentiaires. Des circulaires dont le contenu a été interprété comme une manière de légaliser les mauvais traitements et la torture à l’intérieur des prisons. Selon Al Massae, qui rapporte l’information dans son édition de ce lundi 27 avril, les prisonniers qui ont cousu leurs lèvres et leurs paupières ont agi de la sorte en solidarité avec un détenu sexagénaire et diabétique qui a été, selon le quotidien, roué de coups par des gardiens avant d’être menotté, sans aucune considération pour son âge ou son état de santé.

Le journal signale que la famille de ce détenu a déposé plainte auprès du procureur général du roi près la Cour d’appel de Khouribga contre les auteurs des mauvais traitements dont il a été victime. La police judiciaire devrait mener l’enquête au sujet de cette plainte qui est accompagnée aussi d’une liste de détenus ayant subi des traitements violents ou dégradants de la part de ce que certains prisonniers surnomment “l’escadron de la torture” : une brigade des cadres de la DGAPR qui est dépêchée dans les différentes prisons du pays pour des missions d’inspection. Le travail de cette brigade, basée au niveau central, a donné toutefois des résultats concluants puisqu’elle a permis de dénicher, lors de ses missions, d’importantes quantités de drogues et mis la main sur des appareils qui sont interdits dans les centres pénitentiaires, comme les téléphones portables.

 

Derrière les portes de Bouya Omar

Drogues, violence et superstition : Le ministère de la santé s’alarme

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Ils souffrent tous de troubles mentaux, sont enchaînés, drogués et maltraités au nom de la «baraka» d’un saint mort il y a quatre siècles.

Le ministère de la santé vient de se pencher sur la problématique des malades mentaux internés dans le mausolée Bouya Omar, dans la province de Kalâat Sraghna.

En a découlé une étude, rendue publique hier, mercredi, sur le profil de ces malades, les conditions de leurs séjours et les mesures à entreprendre pour mettre fin à ce phénomène.
Détails.

Les oubliés du marabout

Le ministère de la santé en a dénombré 711, dont la quasi-totalité sont des hommes. Seulement 19 femmes sont internées dans le marabout, soit près de 3%. Parmi les hôtes du saint, 87% sont célibataires, le reste étant marié ou divorcé. Ils sont représentatifs de l’ensemble des régions du Maroc, de Casablanca dont sont issus 154 internes à Oued Dahab représenté par un seul malade.

Le département de Louardi a également exploré les raisons derrière l’internement de ces personnes. Les troubles comportementaux, particulièrement la schizophrénie, arrivent en tête de liste, avec 216 malades, soit 43% du total, suivis de la violence avec 187 malades (37%) et de l’addiction (13,5%). Paradoxalement, les différents types de drogues semblent être monnaie courante à Bouya Omar.

Toujours selon la même source, en plus du tabac consommé par 88,5% des malades, le cannabis y est consommé par 54%, l’alcool par 42%, les psychotropes par 16%, la cocaïne par 5% et l’héroïne par 4%. Plus inquiétant encore, selon les données recueillies par le ministère, 70% de ces malades ne reçoivent aucun traitement, 24% d’entre eux ne sont jamais visités par leurs proches, 23% sont dans un mauvais état de santé et 19% portent des signes de maltraitance physique.

Combattre l’occulte par la science

Cette étude augurerait-elle du début de la fin de Bouya Omar? Déjà, en décembre 2013, alors que les médias nationaux relayaient des rumeurs de fermeture du centre, le ministre de la santé, El Houssaine Louardi, avait déclaré que cette décision n’était pas de son ressort. Plusieurs observateurs parlaient alors de raisons historiques, culturelles et même politiques derrière le maintien de ce culte. La situation aurait-elle changé?

Il semblerait que non. Pour faire face aux atteintes flagrantes aux droits de l’Homme plusieurs fois décriées par la société civile et aujourd’hui constatées par un département gouvernemental, Louardi propose une série de mesures visant essentiellement le renforcement de l’offre en médecine psychiatrique dans la région, sans toutefois recommander la fermeture du marabout. Avec pour délais les deux années à venir, le ministère de la santé compte mettre en place un centre médico-social avec une capacité de 120 lits, censé garantir l’accueil, le traitement et la réinsertion des personnes souffrant de troubles mentaux, mais également des toxicomanes.

Ce projet devra servir d’alternative au marabout pour les habitants de la région. Selon les estimations du ministère, sa construction et son équipement devraient nécessiter un budget total de 25 millions de dirhams, tandis que sa gestion nécessitera annuellement autour de 3,5 millions de dirhams. Le ministère compte, par ailleurs, organiser des campagnes de sensibilisation concernant aussi bien la santé mentale que les droits de l’Homme et ciblant l’opinion publique d’un côté, et les hébergeurs des malades d’un autre.

LE BIJOUTIER DE TANGER AUX ANGES APRÈS LA RESTITUTION DES OBJETS VOLÉS

Le BCIJ a pu restituer au bijoutier de Tanger, victime d’un braquage par des «jihadistes», la joaillerie volée. Le360 a pu recueillir le témoignage de ce commerçant qui reprend goût à la vie.

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En moins d’une semaine, le Bureau central des investigations judiciaires, aile judiciaire de la DGST, a non seulement réussi à élucider l’énigme du braquage d’une bijouterie à Tanger et de mettre hors d’état de nuire le «cerveau» de ce vol qui comptait financer avec le butin une entreprise terroriste, mais surtout restituer les bijoux volés à leur propriétaire. Abdelkrim Mitchou, c’est son nom, n’en revient toujours pas. Ce père de famille de 36 ans a tenu au micro de Le360 à témoigner toute sa gratitude aux services de police qui lui ont permis d’éviter la banqueroute, mais aussi de raconter les péripéties qu’il a vécues depuis cette nuit du 8 avril où sa bijouterie a été cambriolée

Mohammedia : 2.258 suspects arrêtés en moins d’un mois et demi

Selon une source policière, 538 suspects d’entre eux qui ont été épinglés entre le 3 mars et le 13 avril ont été traduits devant la justice, alors que le reste, à savoir 1.720 suspects, dont l’identité a été examinée, ont été relâchés…

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En moins d’un mois et demi, 2.258 suspects ont été arrêtés par la police judiciaire du district de Mohammedia. Selon une source policière, 538 suspects d’entre eux qui ont été épinglés entre le 3 mars et le 13 avril ont été traduits devant la justice, alors que le reste, à savoir 1.720 suspects, dont l’identité a été examinée, ont été relâchés parce qu’ils n’étaient mouillés dans aucune affaire criminelle, ni délictuelle. Cependant, parmi ceux qui ont été traduits devant la justice, 409 suspects étaient recherchés par la police dans les quatre coins du Royaume.

Par ailleurs, durant la même période, 61 suspects ont été alpagués parce qu’ils étaient mouillés dans des affaires de trafic de drogue. Chez ces derniers ont été saisis 1.739 g de chira, 241 comprimés psychotropes, 535 g du kif en tiges, 890g de tabac en feuilles, 30 g de Maâjoune et 1.704 paquets de cigarettes de contrebande.

Signalons que les éléments de la police judiciaire de la cité des roses ont examiné, lors de cette période de trente-huit jours, 34 affaires dont 9 portent sur les vols qualifiés, 10 sur les vols sous la menace par des armes blanches, 12 sur les vols avec violence et 3 sur les vols à l’arraché. Et ils ont saisi trois voitures, deux vélomoteurs, une bicyclette, onze couteaux et onze téléphones portables.