Pourquoi le patron d’Alcatel a vendu son entreprise à Nokia en souriant

La vente du leader français des télécoms au finlandais Nokia a été bénie par le gouvernement, en échange du maintien des emplois des chercheurs.

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On a rarement vu un PDG en train de vendre un fleuron industriel français aussi bondissant et heureux que Michel Combes. Le rachat de Alcatel-Lucent, pour 15,6 milliards, par le Finlandais Nokia l’a mis dans un état de joie difficilement compréhensible.

Est-ce la prime qu’il va sûrement toucher à l’issue du processus, au printemps 2016, même s’il dit que « la question ne se pose pas » ? Sans doute, mais pas seulement. Il y a aussi le soulagement d’avoir obtenu sans aucun problème le feu vert du gouvernement français, et particulièrement d’Emmanuel Macron, le même ministre de l’économie qui a bloqué  la vente de Dailymotion à un groupe chinois voilà quelques jours… Les enjeux liés à la vente d’Alcatel Lucent, numéro un français des télécoms, qui emploie 52.000 personnes dans le monde et 6.000 en France sont quand même bien supérieurs à celui de la vente de la PME Dailymotion…

Un « patriotisme économique » à géométrie variable ?

Mais voilà : cela fait plus de deux ans que Nokia et Alcatel négocient ce rapprochement, et Michel Combes a tenu informé l’Elysée et Bercy de toutes les étapes, de toutes les options. Il n’a pas pris le gouvernement par surprise, et il a réussi à convaincre qu’il n’y a avait pas d’autre choix pour sauver Alcatel, et ses derniers emplois en France : en 2006, quand elle a fusionné avec Lucent, elle avait encore 12.000 salariés dans l’Hexagone, et elle en a perdu la moitié depuis… sans jamais garantir que le mouvement allait s’arrêter, sans jamais cesser de perdre de l’argent.

Certes, certains ont un goût amer en bouche, comme Stéphane Richard, le PDG d’Orange, qui, lui, n’a pas pu vendre sa filiale Dailymotion à qui il voulait, et qui, en plus, a passé des contrats à Alcatel au nom du « patriotisme économique » défendu par Michel Combes quand ça l’arrangeait encore. Désormais, Combes a changé son discours : il ne défend plus du tout le fameux « patriotisme économique », mais le patriotisme européen… il suffit de s’adapter pour le suivre dans sa logique.

Pour se préparer à l’arrivée de la 5G

Sur le fond, il a bien réussi à convaincre que Alcatel n’avait pas de chances de survie à moyen terme face au chinois Huawei ou au suédois Ericsson, les deux leaders mondiaux du secteur. La révolution à venir, celle de la 5G, va faire des morts dans les télécoms car les futures technologies vont reposer sur le mariage de toute la gamme des liaisons : il faudra maîtriser à la fois les réseaux fixes, mobiles, les « small cells »,  le câble… Et Alcatel ne maîtrise pas toutes ces gammes. Idem pour Nokia, qui est surtout fort sur les réseaux mobiles.

Sans ce mariage, les deux sociétés étaient toutes deux forts dépourvues face à l’essor de la 5G. A elles deux, elles pèseront 26 milliards de chiffre d’affaire, de quoi tenir le choc.

Une fusion sera-t-elle pour autant la solution miracle ? Pas forcément non plus. Les mariages dans les télécoms ont fait plus de dégâts que d’heureux depuis 15 ans. Notamment chez Alcatel : son union avec l’Américain Lucent, en 2006, a été une catastrophe, qui l’a menée au bord du gouffre. Alors pourquoi ce mariage-là marcherait mieux ?

J’ai travaillé pour un grand patron, Jean-Luc Lagardère, qui disait que dans la vie, on peut faire une connerie, à condition de ne pas refaire deux fois la même »,

nous a expliqué Philipe Camus, le président du conseil d’administration d’Alcatel, qui a manœuvré avec Michel Combes pour organiser l’union, et qui a suivi le conseil de son ancien patron « nous avons mis en place une gouvernance simple et efficace pour ne pas reproduire l’erreur du mariage avec Lucent : c’est Nokia qui aura le pilotage du nouveau groupe ». Le mariage entre Alcatel et Lucent avait échoué parce que ce mariage « entre égaux », s’était traduit par une superposition des équipes françaises et américaines, à égalité, et que leur hostilité réciproque avait paralysé la société, tant les équipes se tiraient dans les pattes.

L’Union européenne accuse Google d’abus de position dominante

Après cinq ans d’enquête, la Commission Européenne va rendre aujourd’hui son rapport sur les pratiques anticoncurrentielles de Google dans divers secteurs tels que les moteurs de recherche ou la publicité, entre autres

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C’est en tout cas ce que rapportent de grands journaux tels que Le Monde ou le Wall Street Journal. Les deux médias affirment en effet que Margrethe Vestager, la commissaire à la Concurrence, a décidé hier d’envoyer à Google « une communication de griefs », autrement dit un acte d’accusation demandant à Google de se justifier de pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la recherche sur Internet ou sur d’autres services en ligne. L’annonce devrait être réalisée dans la journée, à l’occasion d’une réunion entre Margrethe Vestager et les autres commissaires européens. Le Monde précise également que Bruxelles a décidé « de lancer une enquête formelle sur d’éventuelles infractions à la loi antitrust concernant Android », sans que l’on en sache beaucoup plus pour l’instant.

Si on ne sait pas encore exactement ce que contient cette communication de griefs, on s’en doute tout de même. Cette accusation d’abus de position dominante de la part de Google provient initialement d’une trentaine d’entreprises parmi lesquelles figurent Microsoft, Yahoo, TripAdvisor, Nokia ou encore Oracle, qui affirment que Google profite de la puissance de son moteur de recherche pour mieux mettre en avant ses propres services. Désormais, dès que la communication de griefs sera envoyée à Google, celui-ci aura deux mois (voire trois mois en cas de prolongation) pour se justifier et préparer sa défense. La Commission européenne devra ensuite prendre connaissance des arguments de Google et potentiellement demander une audition de ses représentants pour enfin donner une décision. Décision qui devrait intervenir d’ici la fin de l’année. Rappelons que si les griefs de l’Union européenne sont prouvés, Google risque une amende pouvant s’élever jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires, soit 6 milliards d’euros.

 

Google répond… via un leak de mémo

Si Google n’a pas encore officiellement répondu — il faudra attendre l’annonce officielle de l’accusation d’abus de position dominante de la part de Bruxelles — il a toutefois fait passé un mémo à ses employés. Un mémo qui s’est très rapidement retrouvé sur la toile et sur le site Re/Code. Ce mémo, que Google a intentionnellement fait fuiter, explique que la mise en accusation de la part de Bruxelles est une annonce « très décevante, particulièrement pour son équipe dédiée aux moteurs de recherche ». Google explique notamment que la communication de griefs n’est qu’un document préliminaire, qu’elle sera l’occasion pour Google de défendre son propre point de vue et qu’il pourrait se passer « un ou deux ans » d’ici à ce que l’Europe prenne une quelconque décision ou sanction. Surtout, Google explique, graphique à l’appui, que les accusations d’abus de position de dominante sur le secteur de la vente en ligne sont infondées. Et de montrer que Google Shopping est loin derrière Amazon en Allemagne, au Royaume-Uni et en France.

Concernant Android, « un dossier très important », Google explique que la Commission Européenne va s’intéresser de près aux Google Apps préinstallées sur les smartphones Android. Google met en avant le fait qu’Android est un OS open source, que les smartphones sous Android sont bon marché et laissent le choix au consommateur et qu’il est une source de revenu important pour les développeurs et les éditeurs. Surtout, « les consommateurs décident quelles applications ils utilisent et téléchargent sur leur appareil Android. Des applications en concurrence directe avec Google comme Facebook, Amazon, Microsoft Office ou Expedia peuvent être facilement disponibles pour les utilisateurs Android, et certaines d’entre elles sont préinstallées sur des appareils Android. Les Google apps, comme Search, Maps, Gmail et Google Play sont aussi préinstallées sur les téléphones ». « Les consommateurs ont énormément de choix » conclut Google. Des arguments qu’il sera peut-être plus difficile à faire valoir devant la Commission européenne.

Pourquoi Nokia veut racheter Alcatel-Lucent

Après avoir cédé ses téléphones, le Finlandais se concentre sur les réseaux, et veut se renforcer par l’acquisition du franco-américain.

Devant le siège de Nokia à Espoo (Finlande)

« Nokia et Alcatel-Lucent confirment être en discussions sur un possible rapprochement, qui pourrait prendre la forme d’une offre échange en actions de Nokia sur Alcatel-Lucent », ont indiqué les deux groupes dans un communiqué commun, mardi 14 avril.

L’équipementier en télécoms finlandais lorgne sur son concurrent franco-américain Alcatel-Lucent, pour former un nouveau géant dans les technologies destinées aux opérateurs télécoms et internet. Les dirigeants des deux acteurs doivent être reçus dans l’après-midi par François Hollande pour plaider pour une fusion. Explications d’un futur bouleversement du secteur des télécoms.

Miser sur le lucratif routage internet

Nokia s’est fait connaître mondialement en devenant numéro un mondial des téléphones portables à la fin des années 1990, avant d’être dépassé en 2012 par Samsung. L’année suivante, il a cédé son activité de téléphones au géant américain Microsoft, qui a finalement abandonné la marque « Nokia »pour ses smartphones Lumia. Aujourd’hui, le Finlandais conçoit et fabrique des infrastructures de réseaux téléphoniques et internet. Sa stratégie se concentre sur l’innovation dans les technologies mobiles (LTE, 4G et bientôt 5G) et le développement des systèmes de géolocalisation (avec sa filiale HERE).

Nokia n’a livré aucun détail supplémentaire mardi, n’évoquant aucun montant ni les raisons qui l’ont poussé à s’intéresser à Alcatel-Lucent. Le Finlandais pourra toutefois compter sur l’essentiel des 5,4 milliards d’euros tirés de la vente à Microsoft, qui dort toujours dans ses coffres. La transaction, si elle aboutissait, signerait l’absorption d’Alcatel-Lucent par Nokia, créant un nouveau géant des infrastructures télécoms.

Le Finlandais souhaite d’abord profiter de la proposition routage internet, dont dispose Alcatel-Lucent, qui est une activité à très forte croissance. Il se frotterait ainsi à l’Américain Cisco, qui culmine à 44,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

S’imposer sur les réseaux sans fil

Nokia ambitionne aussi de se renforcer sur le marché des communications sans fil aux Etats-Unis, en tirant profit des liens de longue date du franco-américain avec les opérateurs Verizon et AT&T. Le Finlandais pourra ainsi contrer la chute de la part de marché d’Alcatel-Lucent.

L’an dernier, Nokia affichait une part de marché d’environ 17% à l’échelle mondiale, contre 30% pour le Suédois Ericsson, 20% pour le Chinois Huawei, 11% pour le Chinois ZTE, et 10% pour Alcatel-Lucent, selon les chiffres de la société d’étude de marché Infonetics. Le nouveau groupe fusionné pourrait ainsi revenir dans la course contre Ericsson et Huawei.

Dans la bataille de chiffres, le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia permettrait de créer un nouvel acteur au chiffre d’affaires cumulé de 25,9 milliards d’euros et employant plus de 100.000 personnes. De quoi dépasser avec Ericsson, qui a dégagé 25,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier, et Huawei, dont les revenu ont atteint 23,6 milliards d’euros sur l’année.

Laval Virtual : « La réalité virtuelle, ça fait plus de 10 ans qu’on l’utilise »

Durant toute la semaine dernière se tenait le 17e salon dédié aux technologies de la réalité virtuelle : Laval Virtual.

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Si cela fait 17 ans que Laval Virtual existe, il ne bénéficiait jusqu’à présent que d’une médiatisation limitée, liée, il faut bien l’admettre, à l’attrait pour le moins limité que peut exercer Laval sur les journalistes et les grandes sociétés informatiques. Et pourtant, nous en sommes sortis plus qu’enthousiastes. Non seulement Laval Virtual permet de bien comprendre où en est la réalité virtuelle aujourd’hui, mais elle nous a également permis de savoir à quoi il faut s’attendre dans les prochaines années.

Réalité virtuelle ≠ casque de réalité virtuelle

Laval Virtual n’a vraiment rien à voir avec les autres grands salons que l’on peut couvrir dans l’année. C’est un petit salon (une surface de 4000 m²), mais il est tellement dense que je n’ai pas réussi à en faire le tour en une journée. Il faut dire que Laval Virtual héberge presque 150 exposants et qu’il couvre la réalité virtuelle dans sa définition la plus large. On trouve de tout : une bonne demi-douzaine de fabricants de casques de réalité virtuelle à bas coût (qui s’inspirent du Google Cardboard), des étudiants montrant leurs projets ou leurs jeux utilisant des Oculus Rift, des dizaines de start-ups qui voient dans l’Oculus Rift une manière de révolutionner un métier et surtout des sociétés B2B qui utilisent divers outils liés à la réalité virtuelle et qui ont pour clients Renault ou Airbus. Quand on met pour la première fois les pieds dans ce milieu, il est parfois difficile de faire le tri et de comprendre du premier coup d’œil qui fait quoi et à quel public il s’adresse.

Il y a tout d’abord les classiques. C’est bien simple, 80 % des stands des exposants de Laval Virtual disposaient soit d’un Oculus Rift, soit d’un casque de réalité virtuelle capable d’embarquer un smartphone. Il était ainsi possible d’essayer un simulateur de voiture de course avec un siège sur vérins et un Oculus Rift sur la tête. Ou de se prendre pour un pigeon avec Birdly, un dispositif qui demandait au joueur de s’allonger sur une planche et de battre les bras pour prendre son envol et planer. Birdly comprend même un ventilateur pour avoir une meilleure sensation de vitesse lors des descentes en piqué. Et puis il y avait les projets étudiants. Une bonne partie des étudiants venaient d’ailleurs du Master Ingénierie du Virtuel & de l’Innovation de Laval et présentaient leurs projets de fin d’année. À l’instar de IVI, un jeu coopératif dans lequel un joueur avec un Oculus Rift sur la tête contrôlait un robot avec pad tandis qu’un second joueur, sans casque, équipé d’un souris à retour de force (un Novint Falcon pour être exact) contrôlait un drone et devait orienter son compagnon grâce à sa vue de dessus.

 

Internet au bureau : 50 minutes par jour sont consacrées au surf perso

Selon une étude sur les habitudes au travail, pas moins de 50 minutes sont quotidiennement réservées à du surf pour des motifs personnels. Les services les plus consultés sont les sites d’actualités et les réseaux sociaux.

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L’éditeur Olfeo publie une étude (.pdf) portant sur les usages des internautes au travail. Dans son document, la société explique que le Web est utilisé en moyenne 1 heure et 53 minutes par jour par chaque collaborateur. Dans la grande majorité des cas, cette connexion se fait par le biais d’un câble, le Wi-Fi n’étant réduit qu’à une portion minime (12%).

Environ la moitié de ce temps (44%), soit 50 minutes est consacré à du surf pour des motifs personnels. Sur une semaine, cela représente pas moins de 4 heures et 10 minutes. Ces visites personnelles sont principalement concentrées sur le début de la journée, soit entre 8 h et 9 h ou entre 11 h et 15 h.

Pour réaliser son étude, Olfeo précise avoir interrogé plus d’une centaine d’entreprises, pour un total de 150 000 collaborateurs. Pour parvenir à compiler ces résultats, la société se base sur l’analyse des journaux de connexion au Web fournis par les serveurs proxy. Le journal contient ainsi les requêtes demandées, la durée de connexion, le type de sites visités… C’est donc à partir de ces éléments que la société mesure, via un algorithme, le temps moyen passé sur chaque site.

Les sites d’actualité et les réseaux sociaux sont ceux qui reçoivent le plus de visites. L’étude informe également que les plateformes de streaming ou même les sites à caractère pornographiques sont consultés pendant les heures de travail.

MINI AUGMENTED VISION : DES LUNETTES (PRESQUE) À RAYONS X POUR LA CONDUITE

Instructions de guidage routier calquées sur la route mais aussi et surtout vision à rayon X, c’est ce que promet le concept de lunettes de réalité augmentée Mini Augmented Vision.

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Le groupe BMW profite aujourd’hui du salon de l’auto de Shanghai pour dévoiler le concept, non pas d’une voiture, mais d’un objet connecté. Sa marque branchée a effectivement présenté la Mini Augmented Vision, une paire de lunettes de réalité augmentée appliquée à l’automobile.

Sans surprise, ces lunettes permettent d’afficher diverses informations en surimpression de la route, au-dessus du volant : la limitation de vitesse, la vitesse pratiquée, etc. Jusque là, rien que ne puisse pas faire un affichage tête haute comme on en trouve déjà en circulation. Mais le concept prend ses distances d’un HUDdès qu’on enclenche le guidage routier. Les instructions ne flottent pas simplement au-dessus du volant, elle sortent de l’habitacle et sont calquées sur la route, sur la file, sur la bretelle de sortie ou sur le carrefour à emprunter.

Vision à rayon X ou wallhack ?

Depuis le poste de conduite, ces lunettes permettent aussi de compléter les véritables rétroviseurs par des vues issues de caméras extérieures. En marche arrière ou en manœuvre, elles offrent d’une certaine manière une vision à rayon X : on peut voir ce qui se passe à proximité immédiate du véhicule, derrière les portes ou au pied du coffre. Et d’une manière générale, on peut aussi rendre les montants du pare-brise transparents.

GOOGLE VEUT LUTTER CONTRE LES SPOILERS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Google a déposé un brevet sur un système destiné à filtrer les spoilers sur les réseaux sociaux, pour éviter de se faire gâcher la surprise à la lecture d’un livre ou lors du visionnage d’une série. Le géant du Web tiendrait-il la solution miracle contre cette énervante situation ?

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La série Game of Thrones reprend dimanche aux Etats-Unis et lundi en France, sur OCS. Et le programme d’HBO, adapté d’une série de romans dont l’intrigue se fera bientôt doubler par celle de la série, fait partie de ceux qui cristallisent le plus le Web sur le sujet des spoilers.

Un spoiler correspond à une révélation faite sur une intrigue, qu’elle soit tirée d’un roman, d’un film, d’une série ou encore d’un jeu vidéo, alors que la personne à laquelle on la dévoile n’en a pas connaissance. Le verbe « to spoil » signifie d’ailleurs « gâcher », dans le sens où on ruine le suspense et le plaisir de la découverte. C’est une tendance que l’on retrouve sur les réseaux sociaux et contre laquelle Google souhaite visiblement lutter.